Il était une fois à KINSHASA, dans un pays ravagé par une dictature et deux guerres qui auraient causé quelques 3,8 millions de morts ... une bande de musiciens des
rues, pour la plupart paraplégique. Il répètent dans le zoo, dans la rue ...
L'élégant Ricky Likabu, 55 ans, un âge canonique dans son pays, paralysé par la polio, le ciment du groupe, il vend des cigarettes et de l'alcool à la sortie des
nightclub sur son tricycle, également mécanicien et tailleur. L'énergie, l'espoir à l'état brut. C'est le leader, plus que la voix, l'âme du groupe. Toujours bien mis, même lorsqu'il dort sur des
cartons.
Coco Ngambali, 50 ans, chante, joue de la guitare et compose des morceaux. Il a la moto-fauteuil la plus customisée, mais jamais assez d'argent pour y mettre de
l'essence, il se fait pousser par 2 ou 3 gamins des rues en échange de nourriture. Papa de 7 enfants, soudeur, Coco est une force de la nature, champion de bras de fer, il habite dans la
banlieue, mais n'y rentre que le WE quand il a assez d'argent.
Théo Nsituvuidi, le chanteur soprano guitariste fan de James Brown et Bob Marley, dans un pays en totale autarcie culturelle. Sa famille a tout perdu à la chute de
Mobutu, il devient électricien/magicien ... le robin des bois qui redistribue l'électricité à la faveur de la nuit.
Roger Landu, 17 ans, l'enfant des rues adopté par Ricky, qui a créé son propre instrument : la Satongé, une simple corde tendue entre une boîte de conserve et un arc
en bois inséré dans la boîte. Un petit génie qui a appris à jouer tout seul, quand ses frères se perdent dans les méandre de la banlieue, lui sait ou il veut aller et il y va.
Et aussi Djunana Tanga-Suele, le chanteur le plus abîmé par la polio mais qui danse sur les mains comme personne. Zadis Mbulu Nzungu, chanteur, Kabamba Kabose
Kasungo, chanteur, Paulin "Cavalier" Kiara-Maigi, basse, Cubain Kabeya, drums et chanteur, Randy Buda, percussions.
Le film raconte le difficile accouchement de l'album : la rencontre en 2004 avec deux français, Renaud (directeur d'agence de pub qui cherche à changer de vie) et
Florent (photographe reporter international) venus tourner un documentaire sur la musique de rue africaine, les répétitions, les premiers enregistrements, l'incendie du centre d'accueil où vit
une partie du groupe, la survie dans la rue, les nuits sur les cartons, l'abandon provisoire du projet face à l'adversité, la reprise des enregistrements dans le zoo et finalement la sortie de
l'album en 2009, 5 ans plus tard. Puis viennent les tournée européenne, le froid du nord mais aussi la chaleur des festivals ...
Quand on a rien à perdre ... on a tout à gagner. Ce film est un trésor de joie, de courage, d'envie de vivre, de se battre, d'espoir ... tout comme l'album à
découvrir, péchu mélange de rumba, blues, funk, reggae.
Extrait de l'album (traduction) : Tonkara
I once slept on cardboard
Good luck hit me, I bought myself a mattress
It can happen to you, to him, to them
A man is never finished
Chance can hit you without a warning
It's never too late in life
Someday I'll make it too
Don't judge the life of a man
one doesn't choose one's life
Don't judge the life of a kid from Makala
One doesn't choose one's life
The children from Dotche are big stars
They sleep on cardboad
The children from Mandela Square are big stars
They sleep on cardboad
The children of Plateforme are big stars
They sleep on cardboad
Why do you make fun of me ?
That's my life, that's the way I am
You don't know what tomorrow will bring you
The life of a shege ins in the hands of God
Le myspace : http://www.myspace.com/staffbendabilili
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